Suite à mon article HyperLinks & Droits... d'auteur ? de lier ? de citation ?
, un début de réponse est apporté à deux endroits :
Le ForumInternet.org - un organisme indépendant créé avec le soutien des pouvoirs publics, compétent sur les questions de droit et de société liées à l'internet. Il a pour mission d'informer le public et d'organiser la concertation entre les pouvoirs publics, les entreprises et les utilisateurs sur ces questions. - :
'Hyper Lien & Droits d'Auteur' - une synthèse en a été faite au 18.10.2002 !
Est très intéressant à noter particulierement le Chap. III 'La solution tenant à concilier les deux positions', dont voici un résumé :
(...)
Ainsi, tout lien hypertexte qui n'entraîne pas de passage d'oeuvres d'un site à un autre, autrement dit qui ne modifie pas les conditions d'exploitation d'une oeuvre en ligne, apparaît neutre au regard du droit de communication au public. En effet, à aucun moment le site liant n'est émetteur (il ne contrôle pas la communication au public) ou transmetteur (il ne fait pas passer d'oeuvre d'un site A au sien).
Par exemple, le lien simple qui entraîne l'ouverture de la page d'accueil du site web A sans aucune modification d'affichage du site A, n'entraîne aucune nouvelle communication de l'oeuvre au public. Il importe peu à cet égard, que l'internaute parvienne sur le site web A au moyen d'un lien hypertexte, après recherche sur un moteur ou en ayant saisi directement l'adresse sur son navigateur."
Cette idée de la neutralité du lien hypertexte, si elle était partagée par le plus grand nombre, ferait avancer la réflexion.
Mais neutralité ne veut pas dire absence ou même impossibilité de qualification juridique. Le juriste ne peut pas rester sans réagir devant la neutralité, il importe qu'il donne une qualification juridique. A cet égard, un internaute "Piotrr" (http://www.foruminternet.org/forums/read.php?f=8&i=10&t=1) a fait la réflexion suivante : "l'hyperlien n'est qu'un raccourci technologique permettant d'accomplir plus facilement ce que tout le monde fait depuis que la notion d'information existe : parler à certaines personnes de ce que font d'autres personnes. Rien de plus, rien de moins. Et personne n'a jamais demandé la permission pour faire cela : ni dans la communauté scientifique, ni dans les publications journalistiques, ni dans les commérages de la vie courante. Il serait bien étonnant que le web fasse exception"
.
(...)
Une conclusion à ce titre est qu'un hyperlien simple sur un WebCV est un lien neutre qui ne fait que diriger vers le site professionnel
2ème début de réponse : le site du Ministère du Travail !
ni plus, ni moins... dans le cadre du F.S.E a mis en place le projet Equal qui a son site Internet.
Ils en ont profité pour émettre un document .pdf rappelant ce que sont les 'droits d'auteurs, points de repères'. Aux pages 4 et 5 est abordée la question 'Qui est propriétaire d'une oeuvre ?'
Sont intéressant les cas particuliers qui stipulent :
(...)
. Les oeuvres de salariés sous contrat de travail ou réalisant une commande (sauf création de logiciel).
L'existence ou la conclusion d'un contrat de louage d'ouvrage ou de service n'emporte aucune dérogation à la jouissance des droits d'auteur : l'auteur est le titulaire initial des droits sur son oeuvre.
Le commanditaire de l'oeuvre ou l'employeur n'acquièrent dont pas automatiquement les droits sur l'oeuvre : peu importe que celle-ci soit de nature privée ou publique. Ils ne pourront l'exploiter qu'en qualité de cessionnaire, qualité résultant d'un contrat prévoyant expressément cette cession (totale ou partielle).
(...)
Donc, si l'oeuvre créée par un employé n'est pas un logiciel, il a toute prérogative de droit d'auteur, que son employeur soit privé ou public... et, ne peut être envisagé qu'un droit d'exploitation partiel ou total.
Dans ce cas, puisque l'employé est auteur, il n'a pas à justifier, ni se justifier pour lier sur son WebCV, le site professionnel créé dans le cadre de son activité professionnelle, même si l'employeur si refuse... n'est-ce pas ? non !