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.:| Free CAUTION |:.

~ Marchander sa liberté contre de la sécurité c'est un pacte diabolique.
Une fois la transaction signée, on n'a plus ni liberté ni sécurité ~ *

jeudi 25 août 2005

Pur Menu CSS, Accessible Web

Une relation artistique ayant besoin pour son nouveau site de menu avec effet de rollover d'images sur les liens, avait besoin d'un coup de main concernant le code. Au départ, était un "brouillon" dû au logiciel DreamWeaver, en Javascript, qui je ne sais pourquoi ne voulait pas fonctionner correctement une fois intégré dans une page xhtml, valide W3C...

Après avoir cherché à en créer un qui soit DHTML, W3CDOM, j'ai été dirigé vers la solution élégante que propose cet article "Un rollover en CSS avec avec une seule image" du site Alsacreations, une des références francais pour l'apprentissage des référentiels du W3C.

Si l'idée est intéressante, et surtout élégante, elle est restreinte à l'usage d'une et une seule image pour l'ensemble des liens du menu. Alors j'ai repris le concept, et l'ai exploité sensiblement différemment. C'est-à-dire que j'en ai fait un menu pur CSS, de surcroît accessible web, utilisant une image différente par lien et par survol de lien...

Ce menu est exploitable par les navigateurs MSIE (sous windows, et mac) et par Mozilla/Firefox, Opera (sous windows et linux), et Konqueror (sous linux)... et certainement bien d'autres.

Je vous montre par l'exemple et par diffusion du code XHTML, et CSS sur cette page suivante : Pur Menu CSS Accessible Web.

En espérant que cela puisse vous être utile ... bon web !

dimanche 21 août 2005

Oeuvres Libres non logicielles

Je suis heureux de me joindre avec vous aujourd'hui dans ce qui sera dans l'histoire comme la plus grande manifestation pour la liberté dans notre histoire... [1]

(Cet auteur-là n'était pas libre juridiquement, il l'était dans sa tête, dans son corps !)

Oeuvres libres ?

Je ne comprends pas pourquoi on se bat tant pour savoir en quoi la terminologie employée, et dérivative, au code source logiciel ne répond pas "officine structurelle" pour ce que l'on appelle l'art ...

Le Copyleft est une façon de rendre un programme ou tout autre oeuvre libre, et qui requière que toutes les versions modifiées et étendues du programme soient libres également. Copyleft

Une façon de rendre un programme ou toute oeuvre ... (toute oeuvre !).
C'est pourquoi d'ailleurs, il est possible d'appliquer juridiquement la GNU/GPL à l'art !

Peut-être parce que le conscient d'artistes (imbus de soi, de leur dimension d'artiste ?) n'acceptent pas qu'on "compare" leur tant estimé art à un vulgaire code source !
Si je ne m'abuse pas, que ce soit de l'art, ou du code source, ne sont-ce pas tous deux le fruit cérébral d'une propriété intellectuelle ?
Un code source est une création de l'esprit ... l'art est-il à ce point plus ?!

On reconnaît un artiste à la façon dont il crée ses oeuvres ...
on reconnaît aussi un codeur à la façon dont il programme !

Alors, toute cette bataille n'est en fait ni plus ni moins le fruit, ou le vecteur d'intérêts intellectuels et de valorisation de ceux-ci, et non l'absence de définition juridique.
Autrement dit, je ne veux pas que l'on considère ma serviette sous la même auspice de ce torchon... nous n'avons pas les mêmes valeurs !. Si ces valeurs sont différentes, elles ne peuvent être assujettis aux mêmes règles juridiques et mêmes jugements et autres appréciations...

Richard Stallman a appliqué, expliqué 4 libertés fondamentales pour faire d'une oeuvre libre, une oeuvre gauche d'auteur (dont le précis laissait le libre arbitre à une commercialisation, ou une remise gracieuse).
L'OSI a permis de définir d'autres licences libres (dont certaines acceptent d'être que l'oeuvre soit englobé dans une forme propriétaire).

Certaines licences empêchent ce diffus... économique, soit !
(elles ne sont pas libre juridiquement, c'est un fait ! Point barre à la ligne.)

Après quel que soit l'objet promu sous une licence libre, "gauche d'auteur" ou non, est une oeuvre libre ...
Si la licence juridique restreint une des libertés fondamentales, et que nous placions une "création" sous cette licence, elle ne peut être en aucun cas libre, selon l'esprit philosophique, et juridique des licences libres...

Ensuite, s'il faut flatter l'ego (sur-)dimensionné d'auteurs, en leur donnant l'illusion, le goût de la liberté, appelons donc ces autres licences qui copient le phénomène libre, de licences de libre diffusion...

Mais, ne nous leurrons pas, elles n'ont ni la saveur, ni le "sucre" des licences libres, copyleft ou non !
Cela ne fera donc pas de ces oeuvres de l'esprit, des créatures libres pour autant !

Il n'y a pas à statuer sur l'objet, le statut "libre" est juridique ou n'est pas !
L'objet est ou n'est pas libre, si et seulement si, son propos licencié l'est !

C'est ce point là qu'il nous comprendre et assimiler...
C'est ce point là qu'il nous faut faire comprendre et assimiler...

Et, n'engager aucune "bataille" hors de cette dimension, qui n'aurait que pour malheur de frustrer les uns ou les autres.

Réellement libres ?

Autre point, concernant l'égo que l'on pourrait attacher à "notre licence" qu'est la LAL : même elle, qui pourtant se réclame de la GNU/GPL, et qui est souvent présenté ainsi, comme la "digne descendante" appliqué à l'art, est incompatible avec ... la GNU/GPL. (au même titre que ces deux autres consoeurs, elles aussi "Licence Libre gauche d'auteur", que sont la Licence Design Science, et la CC by-sa 2.0)...

Nos égos disparates, différents, ont fait que nous nous sommes profondément divisés en veillant à créer et garder nos particularismes égocentristes, et à faire malheureusement en sorte que même des licences libres (de même catégorie : ici Copyleft) se retrouvent à être des freins créatifs, là où les buts avoués étaient justement d'être des libérateurs, d'être des stimulateurs coronariens, des poumons regénérés à l'air libre.

Résultat : on s'enferme dans nos guettos, et nous nous congratulons, flattons d'avoir pu intéressé et "converti" untel à la licence, au lieu d'avoir réellement libéré l'art, la culture, la science... en ayant agit de concert pour que quelque soit la licence libre Copyleft, la stimulation n'est vraiment aucun frein !

Alors, si nous ne sommes pas capables de nous ouvrir aux autres licences défendant le même créneau juridique, ayant les mêmes valeurs, préceptes philosophiques et légistes, ne faut-il pas s'étonner de ces autres "combats" que sont ces définitions "d'oeuvres libres" ou non ?!

Conclusion ?

Querelles de l'esprit, quand tu nous tiens...

J'ai un rêve qu'un jour cette nation se lévera et vivra la vrai signification de sa croyance...

J'ai un rêve un jour (...) un désert étouffant d'injustice et d'oppression sera transformé en un oasis de liberté et de justice.

J'ai un rêve que mes (...) enfants habiteront un jour une nation où ils seront jugés (...) par le contenu de leur caractère.

J'ai un rêve aujourd'hui."

Quand nous laisserons retentir la liberté, (...) nous ferons approcher ce jour quand tous (...) pourront se prendre par la main et chanter (...) : "Enfin libres ! Enfin libres ! (...) merci, nous sommes enfin libres !"

[1]

Mon rêve aujourd'hui, (et aujourd'hui pour moi n'a aucunèment raison de finir, puisqu'hier c'était aujourd'hui, et demain sera aujourd'hui) est que nous trouvions le moyen de nous "prendre par la main", d'abattre ces petites frontières juridiques...

Mon rêve aujourd'hui est que le Mouvement du Libre soit réellement libérateur, ayant un esprit, une philosophie, une réelle construction créatrice.

Mon rêve aujourd'hui est que demain, d'autres se joignent à nous, et puissent avoir le choix du concept, le choix de créer, et que nul ne se sente étouffé juridiquement, dans cette lancée conceptrice.

Mon rêve aujourd'hui est de pouvoir créer (de manière "gauche d'auteur, soit !), est de libérer réellement mon acte à l'autre (copyleft, tout autant !)...

Alors, nous serons libres ! Enfin libres !

Hommage et conventions

[1] (Pour ceux qui n'auraient pas reconnu ces paroles, ce sont les légendaires paroles du Pasteur Martin Luther King ... paroles qui, si je ne me trompe pas, ne sont même pas libre de diffusion ! Juste un droit de citation...)

PS : Le propos de cet article n'a aucunèment pour but de statuer sur les licences libres de diffusion, de leur enlever tout crédit ; la démarche des licences libres de diffusion est louable, et n'a pas à être "salie".
Clarifions simplement la place de nos égos, de nous souhaits et la dimension réelle, juridique, et philosophique des multi-approches libristes... Ne nous trompons pas de combats, ni de bannières !

mardi 16 août 2005

Camille Boulière : un Homme Libre

Dans la catégorie des auteurs "Libre", je tiens à vous présenter : Camille Boulière.

Camille se décrit lui-même (et, oui, c'est réellement un homme...) comme étant un homme "Libre", vouant ses créations à l'art libéré, les protégeant sous le joug juridique de la Licence Art Libre.

Mes écrits

Non, pas les miens, réellement les siens qu'il a nommé ainsi : Mes écrits...
Ce site vous propose de vous évader au-travers de quelques nouvelles, poèmes et autres écrits.

Pétale de temps

Pétale de temps est le photoblog où Camille nous propose quotidiennement des photos, elles aussi, protégées par la LAL.

Camille nous invite à laisser ainsi errer notre imagination au fil d'un photoblog multilingues et pourquoi pas, grâce à la licence, créer à nouveau !

dimanche 7 août 2005

Du Domaine Public, de la LAL et du CPI

Devenons sérieux l'instant de ce sujet juridique : "Du Domaine Public, de la LAL et du CPI" ...
en effet, je lis ici ou que le gros avantage du Domaine Public est que cela dégage de TOUT ... en gros que l'on peut utiliser une oeuvre qui est devenu bien public, et que l'on doit RIEN à personne...

J'ai l'obligation juridique de vous préciser que c'est FAUX !

Précisions juridiques du CPI ...

En france, on parle juridiquement des droits d'auteur - au pluriel - ou tout simplement du Code sur la Propriété Intellectuelle - le fameux CPI !

Trois catégories de droits d'auteurs :
- les droits moraux : celui-ci garantit le respect de son nom, de la qualité et de son oeuvre.
Ce droit est inaliénable, perpétuel et imprescriptible. Il est transmis à sa mort à ses héritiers.
C'est un droit auquel on ne peut ni renoncer ni le céder à autrui.
Les droits moraux renferment 4 prérogatives :
  • le droit de divulgation qui permet à l'auteur de décider du moment et des conditions dans lesquels il livre son oeuvre au public,
  • le droit au nom permet d'exiger la mention de son nom d'auteur et des ses qualités d'auteur sur tout mode de publication de son oeuvre - lui permet de choisir l'anonymat ou l'usage d'un pseudonyme !
  • le droit au respect de l'oeuvre permet de s'opposer à toute modification susceptible de dénaturer l'oeuvre - autrement appelé le respect de l'intégrité matérielle et de l'esprit de l'oeuvre
  • et le droit de repentir ou de retrait permet de faire cesser l'exploitation de son oeuvre ou des autres droits cédés - dans le contexte d'une contractualisation financière, cela est soumis à indemnisation préalable pour le préjudice subi.
articles L 121-1 à L121-9 du CPI
- les droits patrimoniaux : Ce sont ces droits qui sont cessibles.
L'auteur peut les céder à un tiers et peut demander une indemnisation.
Les cessions sont soumises à des régles strictes par contrat.
Les droits patrimoniaux précisent 3 prérogatives :
  • le droit de reproduction : ce droit consiste à préciser juridiquement la fixation matérielle de l'oeuvre permettant la communication et l'enregistrement de celle-ci. (imprimerie, photographie, moulage, procédé des arts graphiques et plastiques ... enregistrement cinématographique ou magnétique, par scannerisation, par CD-Rom ... et la diffusion sur Internet !
  • le droit de représentation est l'acte de communiquer au public son oeuvre par quelque moyen - récitation publique, exécution lyrique, représentation dramatique, projection publique, tout procédé de télécommunication, émission par satellite ou au-travers d'un écran.
  • et le droit de suite est exclusif aux auteurs d'oeuvres graphiques ou plastiques et aux ayants-droits durant l'année civile en cours au moment du décès.
articles L 122-1 à L122-12 du CPI
- les droits voisins : ils comportent tout ce qui légifèrent les droits de production audio et vidéo, les droits d'entreprises en communication audiovisuelle, et enfin les droits des artistes-interprètes.
articles L211 à L217 du CPI

De ces petites précisions bien intéressantes !

Il n'est pas possible de céder les droits moraux, mais il est possible de céder les autres droits.

Il est donc possible de céder les droits patrimoniaux (cela sous-tend qu'un auteur n'est nullement obligé de s'en départir !), et dans le cas de cession, il est possible de demander une indemnisation financière... (ce qui sous-tend que la cession peut être gracieuse !)

Les droits moraux précisent qu'en cas de cession, il est possible de faire cesser les droits cédés, grâce au droit de retrait.
Ceci dit le droit de repentir précise aussi qu'en cas d'exploitation financière des droits cédés, il est nécessaire d'indemniser l'exploitant des droits cédés afin qu'il ne soit pas lésé par le retrait des droits cédés.
Il y a eu contractualisation lors de la cession des droits, cette contractualisation doit être indemnisée par le retrait.

Dans tous les cas juridiques, en France, du CPI, du Domaine Public, de la LAL, la valeur juridique "absolue" qui ne peut nullement disparaître sont les droits moraux !
Tout artiste a le droit sur son nom, sur son oeuvre et a le droit au respect de l'oeuvre. C'est inaliénable.

... Caractéristiques du Domaine Public ...

Quand une oeuvre passe dans le Domaine Public, que ce soit volontairement de la part de l'auteur, ou bien après sa mort (70 ans depuis mai 2005), c'est l'abandon des droits patrimoniaux et droits voisins au profit de la collectivité, devenant ainsi bien public.

L'oeuvre est alors accessible gratuitement par tous. D'aucuns pouvant la monnayer ainsi, en-dehors des ayants-droits sur l'oeuvre.

Je précise à nouveau : la cession d'une oeuvre au Domaine Public ne dégage nullement d'un point de vue juridique du respect des droits moraux de l'auteur quant à l'oeuvre !
Autrement dit, il est donc possible de l'utiliser, gratuitement, sans demander l'accord, et de l'incorporer dans une oeuvre dont vous êtes l'auteur... mais attention, les droits moraux précisent aussi que l'auteur ou ses ayants droits peuvent imposer le droit au respect de l'oeuvre, et donc interdire toute modification de celle-ci (usage du droit au respect de l'oeuvre) ou toute commercialisation (Comment ? quoi ? ... relisez donc les propriétés du droit de repentir.) !

Dans ce cas, il ne vous restera plus que la possibilité de communiquer l'oeuvre, de façon gracieuse, au minimum...

... des aspects juridiques de la LAL.

Le propos de la LAL est de préciser l'usage des droits patrimoniaux, tout en respectant les droits moraux de l'auteur ou de ses ayants droits : Elle en reformule le principe en permettant au public de faire un usage créatif des oeuvres d'art.

En précisant juridiquement à l'article 2 L'ÉTENDUE DE LA JOUISSANCE : l'auteur par cette licence vous indique quelles sont vos libertés pour la copier, la diffuser et la modifier ; la LAL définit juridiquement le droit de reproduction , le droit de représentation, droits faisant partie des droits patrimoniaux des droits d'auteur, ce que nous remarquons avec les articles 2.1 et 2.2.

La LAL, tout en respectant les droits moraux, va loin dans son précis juridique quant à LA LIBERTÉ DE MODIFIER - article 2.3 - :

Vous avez la liberté de modifier les copies des originaux (originels et conséquents), qui peuvent être partielles ou non, dans le respect des conditions prévues à l'article 2.2 en cas de diffusion (ou représentation) de la copie modifiée.
L'auteur de l'original pourra, s'il le souhaite, vous autoriser à modifier l'original dans les mêmes conditions que les copies.

Avez-vous remarquer ?
liberté de modifier les copies des originaux et l'auteur de l'original pourra (...) vous autoriser à modifier l'original, ces deux précisions ne vont pas au-delà du droit au respect de l'oeuvre qui peut permettre à l'auteur de refuser la modification de son oeuvre originale, ce que précise la LAL évidemment.

Là, où va plus loin la LAL, que ne le permet le Domaine Public, est dans sa définition juridique :

Tous les éléments de cette oeuvre doivent demeurer libres, c'est pourquoi il ne vous est pas permis d'intégrer les originaux (originels et conséquents) dans une autre oeuvre qui ne serait pas soumise à cette licence
article 3 L'INCORPORATION DE L'OEUVRE

Si la LAL est soumise au droit d'auteur, et qu'elle n'a pas pour objet de nier vos droits d'auteur sur votre contribution, à titre onéreux ou gratuit, il est absolument nécessaire de soumettre toute oeuvre dérivée sous le précis juridique de la LAL, et d'en fournir copie de la LAL et l'indication du noms d'auteur original, du nom de l'oeuvre, et où les trouver !
Respectant ainsi les droits moraux de l'auteur !

Un auteur LAL peut très bien usé de son droit au respect de l'oeuvre, tout en restant oeuvre LAL... en interdisant la modification de l'oeuvre originelle, non de la copie ;
voire à utiliser son droit de retrait quant à l'oeuvre, ce qui signifiera qu'il cessera d'autoriser l'application de la LAL sur l'oeuvre !

Là où le Domaine Public est jugulé par le CPI, la LAL précise explicitement certains usages afin de ne pas revenir dessus !

vendredi 5 août 2005

Diaporama Ad-Myre : nouveautés !

Le Diaporama "Ad~Myre" revient avec deux nouveautés majeures :

Hébergement

A partir de ce jour, le Diaporama "Ad~Myre" a son propre site web hébergé chez TuxFamily, qui sera sa porte de promotion !

ad-myre.tuxfamily.org

Cet hébergement va nous permettre de faire profiter du développement par le biais du protocole SVN ... l'avenir nous dira si cet une bonne chose !

Dans un proche futur, il y aura certainement un wiki, pour assumer la FAQ, et autres questions, réponses, et rapidement un nom de domaine propre.

Des bannières ont été créées pour promouvoir de votre part le Diaporama sur vos sites webs ...

Changelog

J'en ai profité pour corriger et modifier le code PHP là où il le fallait, faire des menus corrections CSS, et implémenter la possibilité de lire des fichiers MP3 ou OGG, (des icônes spécifiques ont été créées !) ...

Il est possible d'avoir directement accès au fichier CHANGELOG...

Voici donc la nouvelle mouture disponible !

mercredi 3 août 2005

RMS : propos sur le rejet européen de la brevetabilite

Si dans mon édito au sujet du parlement européen quant au vote négatif sur les brevets logiciels, j'émettais l'idée suivante : La brevetabilité logicielle ne sera pas ... en Europe, pour l'instant. ; RMS nous exprime son opinion sur ce à quoi nous devrions nous attendre !

Du propos de Stallman

Ce qui suit est la traduction française faite sur Linuxfr.org par un certain Stephane Martin :

Le 6 juillet dernier, la communauté du logiciel libre et les programmeurs du monde entier s'attendaient à une épreuve de force au parlement européen autour des brevets logiciels. Le résultat était loin d'être prévisible.

Si nous, les partisans du logiciel libre, avions perdu, notre défaite aurait été définitive en Europe. La partie active de la Commission Européenne travaille main dans la main avec l'Alliance du Logiciel d'Entreprise (BSA), et un avocat du BSA a dans les faits écrit une bonne partie du projet de directive que la Commission a proposé. (Nous sommes au courant de cela parce qu'ils ont été assez stupides pour la publier sous la forme d'un document Word, lequel contenait des informations sur les auteurs.)

La plupart des gouvernements nationaux ont voté en faveur des brevets logiciels au conseil des ministres, certains au mépris des instructions explicites de leur propre parlement. Certains gouvernements ont cédé aux menaces des méga-corporations. Les journaux danois ont révélé en 2004 que Microsoft avait menacé de délocaliser en dehors du Danemark une entreprise récemment acquise si le gouvernement n'approuvait pas les brevets. Cette année, après s'être opposé aux brevets, la Pologne s'inclina devant quatre grosses entreprises qui la menaçaient de déplacer un laboratoire où ils dépensaient grosso modo 15 millions de dollars par an.

Comme dans ce domaine les directives européennes nécessitent l'accord du Parlement et du Conseil, nos chances effectivement de renverser une mauvaise directive après son adoption auraient été négligeables. Une défaite le 6 juillet aurait été un désastre pour les développeurs et les utilisateurs de logiciels dans l'UE.

A contrario, si le Parlement avait voté les amendements, le résultat n'aurait pas été définitif. Le Parlement Européen possède si peu de pouvoir en Europe qu'il ne peut jamais adopter une décision de son propre chef. Il y aurait eu des étapes supplémentaires impliquant le Parlement et le Conseil. Si le Parlement avait tenu bon, nous aurions éventuellement obtenu une bonne directive, excluant les brevets logiciels, ou pas de directive du tout. La victoire n'aurait pas été définitive, mais nous serions sur son chemin.

Le lobbying et les protestations ont continué à Strasbourg jusqu'au dernier jour, mais les évènements ont bizarrement tourné le 5 juillet. Les pro-brevets ont décidé de tuer leur propre directive et ont formé une coalition pour la rejeter. Le 6 juillet, la quasi totalité du Parlement a voté le rejet. Les amendements n'ont jamais été pris en compte, et nous ne savons pas qui aurait gagné l'épreuve de force.

Les consommateurs et les programmeurs ont-ils gagné quelquechose ? Oui, du temps. Mais pas beaucoup.

La directive sur les "inventions mises en oeuvre informatiquement" est morte, mais les brevets logiciels en Europe ne le sont pas. Nous n'avons pas défait les forces pro-brevets. Nous les avons seulement écartées. Elles ont décidé d'éviter une confrontation ici et maintenant, mais cela ne signifie pas qu'elles aient abandonné. Nous ne savons quand elles seront de retour, ni comment, et nous ne devons pas supposer qu'elles utiliseront les mêmes méthodes ou que nous ayons des années devant nous pour nous préparer.

Cette bataille a des implications bien au delà du champ de l'informatique. Notre combat de plusieurs années a montré à quel point l'UE n'est pas démocratique. C'est un système où les bureaucrates peuvent entériné des décisions que, pratiquement, le public n'a pas la possibilité de défaire.

La Commission Européenne sert les intérêts du monde des affaires et même pire. Il y a quelques années sa direction au complet a du démissionner pour corruption (NDT: ?). Forcer la main à un gouvernement national semble facile, mais en général il n'est pas nécessaire d'en faire autant: il suffit de convaincre un ministre, où même seulement le représentant du ministre, de voter selon son désir. Les représentants de la Hongrie ont voté pour les brevets logiciels alors même que leur premier ministre affirmait que la Hongrie était contre les brevets. Le représentant de l'Allemagne a voté pour les brevets après que le Parlement allemand a voté unanimement contre. Le gouvernement danois a soutenu les brevets logiciels au conseil des ministres après son parlement lui a ordonné de les rejeter.

Les Européens ont de la chance que les Français et les Danois aient rejeté le projet de constitution européenne. Le document donnait explicitement la priorité aux intérêts économiques sur l'intérêt du public (NDT: c'est une interprétation de RMS). La constitution aurait légèrement augmenté le pouvoir du Parlement et fortement augmenté le pouvoir du Conseil. Autrement dit, la constitution aurait rendu l'Europe moins démocratique. Le rejet nous permet de proposer quelque chose de meilleur. J'ai une proposition.

La Commission Européenne, non élue, et les gouvernements nationaux, qui ne peuvent résister aux pressions du business, ne devraient jouer aucun rôle dans l'élaboration des directives. Au lieu de quoi toute directive devrait naître au Parlement. Si acceptée par le Parlement, la directive devrait ensuite être ratifiée par une Haute Chambre représentant les peuples d'Europe au moyen de référendums. Tout cela pourrait être modulé de multiples façons ; une façon de faire serait que chaque directive soit approuvée à la majorité par l'électorat d'un nombre suffisant de pays représentant plus des deux tiers de la population européenne. Les référendums décourageraient l'Europe adopter des directives qui pourraient être déléguées aux états nationaux. (NDT: ce principe de subsidiarité est déjà au coeur de l'Europe...)

L'Europe pourrait profiter de l'opportunité offerte par la présente impasse et adopter une constitution plus démocratique, mais les utilisateurs de logiciels en Europe ne doivent pas manquer d'utiliser l'espace qu'ils ont conquis. Le temps n'est pas venu de se reposer et de faire la fête. Le temps est venu de renforcer le mouvement anti-brevets-logiciels pour être à même de contrer la prochaine attaque.

Richard Stallman

Traduction: Stéphane Martin

Le texte original se trouve ici et sa traduction !

Opinion ?

Perso, il m'est clair qu'il n'est pas temps de se reposer sur des lauriers - (d'ailleurs, les avons-nous ?!) - car connaissant la pugnacité des partisans pro-brevets et leur efficacité dans l'ombre, il est évident que ceux-ci continuent et se préparent à donner d'autres coups dans la direction qu'ils s'estiment bonne à leur dividende.

Serons-nous pro-actifs ou réro-actifs ?

Et, vous qu'en pensez-vous ?

lundi 1 août 2005

Magazine de BD Copyleft "Hybride" 7ème opus

L’Association pour la Promo de la BD Libre, dont son auteur ldreammachine est bien trop discret, nous fait part de son nouveau magazine de promotion de la bande dessinée, protégée par licence juridique LAL...

Nous y retrouverons, comme d’habitude des titres comme Gonzolero, puis Brüth, mais aussi la présentation du projet de DVD "The Urban Tale" de la Lacrymosa Industry, sans oublier la présentation de divers sites Internet (re)connus pour leur proximité au mouvement de l’art libre.

Hybride n°7

1 2 >

* To bargain freedom for security is the devil's bargain.
Having made the bargain, one enjoys neither freedom nor security.

Gerry Spence remonter vers le haut